darjela
de l'Océan Atlantique à la source du fleuve Sénégal, 1600 km à pied et en solo... Faire des pas, encore des pas, toujours des pas, Pour ceux qui rêvent de marcher, de courir, de voler dans les
nuages Pour ceux bloqués entre quatre roues, Pour conclure, couronner une tranche de vie. Certains écrivent leurs mémoires, d'autres laissent des chefs d'oeuvre. C'est un devoir de mémoire de
transmettre. Je laisserai une traînée de poussière, une brisure d'onde, un courant d'amour universel, un vent de folle liberté.
J'avais écrit cet article lors de mon premier voyage en Afrique, en Mauritanie, nov 1998 Ce sujet peut paraître dérisoire face à la misère humaine, à la pauvreté généralisée, au manque d'hygiène total. Tout a déjà été dit et écrit à ce
sujet .
Mais qui s'est soucié de ces animaux utilisés, dans ce pays, à toutes les tâches: transport de l'eau, du ciment, de marchandises diverses et variées, de personnes?
Ces ânes de petite taille, avec la croix de St André, parfois rayés aux jambes comme des zèbres, sont frappés, blessés, oreilles coupées ou déchiquetées, plaies sanguinolentes, peau
râclée, arrachée au passage de la ficelle qui sert de sangle, cicatrices sur tout le corps....
Leur petit bât sur le dos, fait de bouts de cordes et de bouts de chiffons, ils trottinent du matin au soir, harcelés, excités, frappés, houspillés par leur conducteur. Enfant ou
adulte, assis sur le côté de la charrette, balançant les jambes au rythme de leur trot, il leur assène régulièrement des coups de gourdin sur la croupe.
Libérés le soir, mais la plupart du temps, entravés, ils errent à la recherche de quelque nourriture parmi les immondices qui jonchent les rues ensablées. Une branche sèche, un reste
de semoule, un morceau de carton, un sac en plastique, un bout de chiffon, tout et n'importe quoi ...comme les chèvres d'ailleurs qui avalent à longueur de temps des restes de poisson, des paquets
de cigarettes, des papiers gras...
La nuit, on entend des braiments de tristesse, de désespoir, d'appels au secours, de souffrances ...
L'angoisse du noir, du lendemain, un éternel recommencement jusqu'à la mort. .
salut darjela , ton article fait réflechir oui , je me suis fait la réflexion également quand j'étais dans l'atlas marocain mais , ils semblaient etre en meilleure forme ou tout du moins nourris et gardés le soir je suppose . ton voyage est fini , tu dois avoir besoin de temps pour réaliser je suppose !
à bientôt pour l'inde alors , j'ai mis les cartes de l'inde sur mon blog , c'est la même échelle que pour celles que tu avais je pense .
stéphan .
Commentaire n°1
posté par
estebanos
le 04/05/2009 à 21h53
vraiment superbes toutes ces photos (j'ai vécu en Afrique une quinzaine d'années) donc souvenirs, souvenirs pour moi....
maintenant, c'est l'Inde où je vis 6 mois de l'année à Pondy, ville que j'adore et où je veux définitivement m'installer...
suis OK pour te donner ts les détails que tu veux..donne ton mail perso et éventuellement ton pseudo Skype... moi je suis "puducherry" sur skype. Amitiés (ns avons le même âge !)
Commentaire n°2
posté par
colette
le 22/06/2009 à 12h29
à bientôt pour l'inde alors , j'ai mis les cartes de l'inde sur mon blog , c'est la même échelle que pour celles que tu avais je pense .
stéphan .
maintenant, c'est l'Inde où je vis 6 mois de l'année à Pondy, ville que j'adore et où je veux définitivement m'installer...
suis OK pour te donner ts les détails que tu veux..donne ton mail perso et éventuellement ton pseudo Skype... moi je suis "puducherry" sur skype. Amitiés (ns avons le même âge !)