19 km dans une forte tempête de sable , Sur la piste , alors que je refaisais mon pansement et que je songeais à tout abandonner, le moral au plus bas, comme cela ne m'était encore pas arrivé, mon rollier est arrivé à 3 mètres de moi, jamais je ne l'avais vu de si près ! Je l'ai salué et remercié en pleurant, eh oui, ça m'arrive ! Il est descendu à terre et remonté sur le même arbre comme pour me dire : " allez, tu y es presque, c'est bien là ta route!" Quelques kilomètres plus loin, c'est un puis deux rolliers, cette fois venus me prévenir de quelque chose ... Effectivement, un cycliste me croise et s'arrête un peu plus loin. D'habitude je ne me retourne pas mais cette fois-ci, le voyant hésitant, j'ai mis la main dans ma poche où juste, 5mn avant, je venais d'y placer ma "bombe"... De ça, aussi, j'en ai assez , de ce qui-vive permanent. D'accord, " c'est l'homme qui a peur, sinon, ya rien ..." Je n'ai pas peur, mais je n'ai plus cette insouciance du premier voyage, cette liberté d'esprit et cela aussi contribue à me saper le peu de moral qui me reste . En arrivant chez le chef de village à Gagny, un bon seau d'eau chaude me ravigote et après un bol de riz je vais faire un tour au bord du fleuve . Pas dormi de la nuit à cause des chiens et des ânes dans la cour, malgré les boules Quiès ...