Et les villages se suivent et s'enchaînent sans problèmes ! Fatola, Dimbagnouma, Marena, Kérouané, Ségankané, et Karéa ! Au passage j'achète du bon pain tout droit sorti du four et j'amuse bien les "vieux" qui se chauffent au coin du four , en sortant de quoi faire un petit café!
Je pensais m'arrêter et dormir à Karéa, 20 km dans la journée, c'est bon. Mais au bout de 3 heures, les gosses étant tellement impolis, rentrant par la fenêtre ou la porte, personne ne les surveillant, je reboucle mon sac et repars pour le village suivant à 6 km, au pied d'une grande "montagne" : Dinguira. comme un dôme dans la brume de poussière de sable . Je m'aperçois que je suis capable de marcher 26 km avec une bonne coupure de repos !
la montagne de Dinguira
Dinguira-Logoba. Quel bel endroit! C'est comme un grand cirque de 180 °Il faut en faire le tour pour arriver à Logoba. Je me perds au milieu des rochers et des zébus ! J'entends des voix d'enfants, je m'en rapproche doucement puis la jeune fille veut des photos, OK, pas de problèmes !
petits bergers peuls
Ils me remettent sur la bonne piste, parcours très accidenté. C'est la saison des amours chez les rolliers! Je suis entourée d'une bulle de coton, sur 360°, au loin, car tout est estompé et flou . Ca ne m'empêche pas de croiser de magnifiques perroquets vert et jaune et de belles perruches vertes à grande queue.
A Logoba, en attendant de traverser en pirogue pour rejoindre Diamou, d'où je partirai pour les chutes de Gouina, je suis une fois de plus atterrée quand on m'annonce froidement, qu'ici,on tue et les chimpanzés et les hippopotames. Je rencontre même le chasseur, un jeune à l'allure fière, qui a cloué devant sa porte une magnifique peau de serpent ... C'est la "gloire" quand ontue un de ces animauxpourtant protégés..ou semi-protégés, rares c'est sûr. C'est plongée dans mes réflexions que je suis le groupe qui m'emmène au fleuve.
Je gagne Diamou en charrette, il est 19 h et je grelotte, je ne me sens pas bien ... J'installe ma moustiquaire et me couche ...