Passer de l'un à l'autre en 24h, peut paraître impossible, insensé, inimaginable. Et pourtant c'est ce qui m'est arrivé !!!
Après ces quatre jours de convalescence à Bamako, chez des amis des Bouju, où l'on m'a choyée, gâtée, entourée, ( Fenny travaille à l'Ambassade des Pays Bas ) je me suis retrouvée à quelques kilomètres de Boromo, dans la banlieue, non loin du quartier de Yanga, dans une cour avec 5 cases fissurées, sans eau, sans toilettes, sans rien . Là , vit une famille d'une extrême générosité,: Maïga, 28 ans est pêcheur, Damata, 25 ans élève ses deux enfants Aminata, 5 ans et Gaoussou, 3 ans, va chercher de l'eau à 3 km et vend les poissons au village. Ces enfants sont aimés et choyés.
Leurs richesses, ce sont: 1 vélo pas neuf, 1 vieux téléphone portable, une douzaine de moutons et quelques poules et poulets .
La cour est inondée tous les ans à l'hivernage et les constructions en banco s'écroulent les unes après les autres.
Ils se sont fait berner par un "blanc" qui leur promettait monts et merveilles .
Maintenant, ils ont compris qui il était et ils songent à retourner au Mali, leur pays d'origine, même s'ils ont la nationalité burkinabé.
C'est Fred et Hélène qui m'avaient parlé d'eux, de leur concession au bord de la réserve d'éléphants !
Nous y voilà , et voià pourquoi, je suis partie au Burkina Faso...