trek rive droite du fleuve Sénégal, Mali et Guinée, 640 km en solo
(D’après l’Institut mauritanien de recherche scientifique et le Centre culturel français de Nouakchott.)
« Pour la plupart d’entre nous, la Mauritanie évoque des images de massifs dunaires impénétrables, de plateaux rocheux arides, d’oasis verdoyantes nichées au creux de profonds canyons ? De villes anciennes perdues dans les sables, de bibliothèques aux précieux manuscrits.
Des images de nomades et de leurs longues caravanes chargées de barres de sel, de pelotons méharistes lancés à la poursuite d’insaisissables rezzous.
C’est le désert des hommes voilés, celui de Saint-Exupéry et de Théodore Monod.
Toutes ces images sont parfaitement justes mais c’est oublier qu’à cette Mauritanie saharienne succède et s’ajoute, au Sud, une Mauritanie sahélienne.
Ce n’est plus le domaine des grands nomades et du dromadaire, mais celui des éleveurs peuls aux zébus aux cornes en forme de lyre, des paisibles agriculteurs Soninkés, Ouolofs et Maures noirs.
Dans cette partie méridionale du pays, envahie chaque année par la crue bienfaisante du Fleuve Sénégal, où le climat est moins torride, les pluies plus abondantes, la savane succède au désert. Ici, l’homme n’est plus tributaire d’éphémères pâturages. Il a pu s’installer durablement, construire des villes et des villages, cultiver de véritables champs. Zone frontalière, la vallée du fleuve est aussi celle de tous les brassages, historiques, culturels et humain. ».