trek rive droite du fleuve Sénégal, Mali et Guinée, 640 km en solo
(D’après la publication de l’Institut Mauritanien de recherche Scientifique et du Centre Culturel Français de Nouakchott)
Lorsque j’ai reçu cette publication « La vallée du Fleuve », je l’ai ouverte « au hasard » pour voir de quoi il s’agissait !
Et je suis tombée, au "hasard", à la page 65, sur cet article : « La Piste et la maison Lacombe » !
Depuis 10 ans que je viens en Afrique et particulièrement en Mauritanie, je connaissais l’existence de cette entreprise qui a encore des bâtiments à Nouakchott même. Plusieurs fois des douaniers m’ont demandé si j’étais de la famille …Je répondais évasivement que peut-être, mais que c’était très loin …
Alors, voilà l’histoire :
« « Le voyageur qui va aujourd’hui de Nouakchott à Rosso, confortablement installé dans son véhicule aura quelques difficultés à imaginer celles que rencontra, en 1926, le lieutenant méhariste Bérard qui fut le premier à réaliser cette liaison automobile.
« La Piste » n’était alors qu’une ébauche et, parti de Saint-Louis le 19 avril, il lui fallut trois jours pour rallier le petit poste de Nouakchott. Il y déposa 15 caisses de carburant, repartit à Saint-Louis en chercher d’autres, revint à Nouakchott puis continua sur Atar où ses camionnettes Renault 10 CV, dont l’embrayage en cuir fumait au passage des dunes, arrivèrent le 27 avril accueillies par une foule en délire.
Avant de relier Saint-Louis à Agadir-3500 kilomètres-, « la Piste impériale » a dévorée beaucoup de camions, des grands et des petits, des militaires et des civils, indifféremment. Pour les lui confier sans attendre qu’elle se fût assagie, il fallait avoir une vue audacieuse de son avenir, le goût de l’effort et du risque et le courage de lui consentir des sacrifices avant d’en exiger des profits. »
On ne saurait résumer ici, en quelques lignes, ce que fut cette aventure et le lecteur intéressé voudra bien se reporter au passionnant ouvrage qu’Odette du Puigaudeau lui a consacré : « La Piste-Maroc-Sénégal ».
Dans cette aventure, la Maison Lacombe a joué un rôle décisif. Ce sont ses camions Berliet qui transportaient ouvriers et matériaux, voyageurs et produits de première nécessité vers le Nord au fur et à mesure que la Piste s’ouvrait. Ses entrepôts, son administration étaient à Rosso mais elle implanta, tout au long du parcours, à Nouakchott, à Akjoujt, à Atar, des succursales et des ateliers qui furent aussi des caravansérails.
Il existe encore, dans le vieux Rosso, un de ses élégants bâtiments. » »
De Rosso, on ne connaît, en général, que le bac et la douane …Ca ne vient même pas à l’idée d’aller faire un tour en ville, tellement cette ville frontalière est peu accueillante…
Mais je dois y passer et même y dormir.
J’irai donc faire un tour dans le vieux Rosso, que je ne connais pas, pour trouver cette fameuse maison Lacombe !